J'ai reçu un message de Pierre Bérard. Je dois vous avouer une certaine émotion. Je lui ai répondu comme je l'ai pu, en espérant n'avoir trahi personne parmi ces quelques uns qui ont mordu dans cette affaire.
Pour des raisons professionnelles, ce blog va devoir ralentir.
Bonne soirée à tous.
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De : Pierre Bérard
Cher Pierre Robes Roule,
Vous voyez, poussé par une certaine dose d'innocence, je présume tellement de votre vivante matérialité que je me permets de vous écrire.
Vos supputations débordantes d'humour concernant mon identité, voire même, ma problématique existence, m'ont beaucoup amusé. Je suis néanmoins obligé de vous décevoir : Je ne suis ni un refuge des Alpes (peut-être que je ne vois pas les choses d'assez haut), ni un peintre en cuisine (bien que tout ce qui mijote dans votre Grande Marmite soit propre à rendre l'appétit à l'anorexique le plus enragé), ni même l'ombre pseudonymique de mon ami Alain de Benoist.
En effet, et je vous le confirme sans vanité excessive, j'existe bel et bien. J'habite Strasbourg où j'ai enseigné jusqu'à l'année dernière l'histoire et la sociologie et j'ai été, en 1968, l'un des fondateurs du GRECE, ce qui ne me rajeunit pas, vous en conviendrez. Sous mon nom, je continue d'écrire dans "Éléments" (par exemple un article sur les impasses de la rébellion dans le numéro de cet été), mais j'utilise ailleurs aussi quelques pseudonymes... Voilà pour mon pedigree.
J'ai connu Julien Freund en 1978, en Alsace, et suis devenu, sur le tard, l'un de ses élèves avant que des liens d'amitié ne se tissent entre nous. Freund était, vous le savez, un authentique penseur (il faut lire son Essence du politique). C'était aussi un maître d'ironie et une personnalité combative et généreuse. Jamais il n'hésitait à se rendre dans les petits cercles d'étudiants. Il y distribuait son savoir et ses analyses sans pontifier le moins du monde. C'était aussi un compagnon de table plein de gouaille, d'où l'idée de composer ce texte sur le déroulé d'un repas de fiction. Ce texte est paru dans le "liber amicorum" offert à Alain de Benoist pour ses soixante ans et figure depuis quelque temps dans les archives du site GRECE. Il me semble que le premier site extérieur qui en ait fait mention est celui du Parti de l'In-nocence de Renaud Camus.
Au hasard d'une déambulation dans la "réacosphère" j'en ai découvert l'autre jours quelques extraits sur le site du jeune Hank que je découvrais par la même occasion. J'ai apprécié son style aussi bien que son fond d'où mes quelques mots d'encouragement. Comme vous le notez vous même dans votre "je crois que... " nous avons, de Benoist, moi même et quelques autres, le souci de la transmission. Revenant aujourd'hui sur "Festivhank", je me rends compte que l'on s'interroge à mon sujet. C'est ce qui m'amène naturellement vers "Max-la-terreur" et donc vers vous puisque "Festivhank" ne semble pas disposer d'une adresse privée.
Le mystère est ainsi clos, ce qui, je m'en rends compte, me déleste de la part d'ombre dont vous aviez bien voulu me revêtir.
Bien à vous et à vos amis
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Ma réponse
Cher Monsieur Bérard,
Je dois vous avouer que c'est avec un immense plaisir que je viens de lire votre message. Je me réjouis que vous preniez cette "petite" affaire avec du recul et je crois l'avoir deviné, avec beaucoup d'humour. Néanmoins, étant d'un naturel un peu joueur, je dois vous avouer aussi que j'espérais de la sorte provoquer votre "sortie". Je suis donc doublement heureux de ne pas avoir eu raison !
Peut être avez vous constaté que votre conversation avec Julien Freund, ce fameux repas dans ce fameux texte, a eu un grand succès auprès de cette petite "communauté" dite de la "réacosphère", regroupant des lecteurs de vous même, d'Alain de Benoist, de Muray, de Freund et de quelques autres sûrement trop peu nombreux car le talent est rare comme le vrai esprit critique et une certaine hauteur de vue. Dans cet univers aride du politiquement correct, de la pensée pesante qui ne parle qu'à elle-même, cette aboulie de l'esprit, votre texte nous a fait le même effet qu'un verre bien frais du meilleur vin d'Alsace en pleine chaleur estivale. Je devine que cette image vous conviendra.
Pourquoi votre texte a eu cet impact auprès de ces quelques uns qui ne cessent de vouloir le faire lire et, avec le plus grand optimiste ou la plus grande inconscience, le faire comprendre ? Ce mystère, s'il y en a un, vous appartient. Je crois que ces quelques uns s'en contenteront.
Pierre Bérard existe bel et bien. C'est une sacrée bonne nouvelle ! Nous pourrons même le constater plus souvent en nous abonnant à la revue Éléments, ce que je ferais pour ma part, je vous l'assure.
Je prends l'initiative de mettre sur mon blog votre message et ma réponse en prenant soin de camoufler votre adresse électronique.
Je prends ce risque car je sens que cette initiative ne vous choquera pas. Cet hommage car c'est un, reste tout à fait dans les limites de la pudeur. Je crois pouvoir même écrire que cette dernière phrase n'est pas de moi mais bien de ces quelques uns de la réacosphère.
Enfin, je suis dans l'obligation, par honnêteté, de vous avouer que Pierre Robes-Roule n'existe pas vraiment. Un comble !
Très respectueusement.
Pierre Robes-Roule
Je dois vous avouer que c'est avec un immense plaisir que je viens de lire votre message. Je me réjouis que vous preniez cette "petite" affaire avec du recul et je crois l'avoir deviné, avec beaucoup d'humour. Néanmoins, étant d'un naturel un peu joueur, je dois vous avouer aussi que j'espérais de la sorte provoquer votre "sortie". Je suis donc doublement heureux de ne pas avoir eu raison !
Peut être avez vous constaté que votre conversation avec Julien Freund, ce fameux repas dans ce fameux texte, a eu un grand succès auprès de cette petite "communauté" dite de la "réacosphère", regroupant des lecteurs de vous même, d'Alain de Benoist, de Muray, de Freund et de quelques autres sûrement trop peu nombreux car le talent est rare comme le vrai esprit critique et une certaine hauteur de vue. Dans cet univers aride du politiquement correct, de la pensée pesante qui ne parle qu'à elle-même, cette aboulie de l'esprit, votre texte nous a fait le même effet qu'un verre bien frais du meilleur vin d'Alsace en pleine chaleur estivale. Je devine que cette image vous conviendra.
Pourquoi votre texte a eu cet impact auprès de ces quelques uns qui ne cessent de vouloir le faire lire et, avec le plus grand optimiste ou la plus grande inconscience, le faire comprendre ? Ce mystère, s'il y en a un, vous appartient. Je crois que ces quelques uns s'en contenteront.
Pierre Bérard existe bel et bien. C'est une sacrée bonne nouvelle ! Nous pourrons même le constater plus souvent en nous abonnant à la revue Éléments, ce que je ferais pour ma part, je vous l'assure.
Je prends l'initiative de mettre sur mon blog votre message et ma réponse en prenant soin de camoufler votre adresse électronique.
Je prends ce risque car je sens que cette initiative ne vous choquera pas. Cet hommage car c'est un, reste tout à fait dans les limites de la pudeur. Je crois pouvoir même écrire que cette dernière phrase n'est pas de moi mais bien de ces quelques uns de la réacosphère.
Enfin, je suis dans l'obligation, par honnêteté, de vous avouer que Pierre Robes-Roule n'existe pas vraiment. Un comble !
Très respectueusement.
Pierre Robes-Roule
