Bonsoir à tous, lecteurs de Pierre Robes-Roule.
Alors que nous marchions ce soir dans les rues de Paris, Pierre m'a fait part de son intention de disparaître. Sa décision prise, Pierre l'a mise à exécution, conformément à une certaine tradition radicale et courageuse. Il n'a jamais été du genre à tergiverser ce qui, d'ailleurs, lui a couté parfois, notamment sur le plan professionnel. Il me disait souvent : "Tout peut se négocier ? Qu'importe ! Je ne suis pas tout, je suis Un !". Ensuite, il éclatait de rire. Pierre adorait éclater de rire. J'ai partagé avec lui, de tout temps, un certain nombre de valeurs - terme tellement galvaudé de nos jours - dont notamment le respect de la liberté d'autrui, tant bien même jusqu'à l'extrême, dès lors qu'il s'agissait de choix réfléchis et fruits de la plus grande indépendance intellectuelle. Ayant avec lui le même souci, l'impératif identique, du respect de la liberté de chacun, je ne l'ai ni contrarié ni encouragé face à ce défi, cette brutale décision. J'ai pris acte, c'est tout.
Je dois simplement vous dire qu'il a beaucoup aimé certains d'entre vous, certainement apprécié beaucoup d'autres. Personne n'a été méprisé. Le mépris, chez Pierre, a toujours été une denrée trop rare pour être gaspillée.
Il m'a donné la mission de faire vivre, un peu, son fantôme - quel blagueur ! - par des commentaires ici et là, en son nom. N'ayant ni son talent, ni sa perfidie, vous devinerez très vite qu'il ne s'agit plus de lui mais seulement de moi - un ami de Pierre - fidèle, un peu plus seul, mais convaincu qu'il a pris la bonne décision.
Il est inutile de prier pour lui, je l'ai déjà fait.
Jean P. (son ami)
PS : Avant son acte fatal, Pierre m'a demandé de préciser à un certain Didier (que je ne connais pas) que "le lecteur de brigade mondaine, lui, se porte bien". Il a ajouté - cette phrase me reste incompréhensible - "tu comprends Jean, le Vieux [la majuscule est de lui], est quand même fragile des haltères".
"C'est un trou de verdure où chante une rivière,"
Alors que nous marchions ce soir dans les rues de Paris, Pierre m'a fait part de son intention de disparaître. Sa décision prise, Pierre l'a mise à exécution, conformément à une certaine tradition radicale et courageuse. Il n'a jamais été du genre à tergiverser ce qui, d'ailleurs, lui a couté parfois, notamment sur le plan professionnel. Il me disait souvent : "Tout peut se négocier ? Qu'importe ! Je ne suis pas tout, je suis Un !". Ensuite, il éclatait de rire. Pierre adorait éclater de rire. J'ai partagé avec lui, de tout temps, un certain nombre de valeurs - terme tellement galvaudé de nos jours - dont notamment le respect de la liberté d'autrui, tant bien même jusqu'à l'extrême, dès lors qu'il s'agissait de choix réfléchis et fruits de la plus grande indépendance intellectuelle. Ayant avec lui le même souci, l'impératif identique, du respect de la liberté de chacun, je ne l'ai ni contrarié ni encouragé face à ce défi, cette brutale décision. J'ai pris acte, c'est tout.
Je dois simplement vous dire qu'il a beaucoup aimé certains d'entre vous, certainement apprécié beaucoup d'autres. Personne n'a été méprisé. Le mépris, chez Pierre, a toujours été une denrée trop rare pour être gaspillée.
Il m'a donné la mission de faire vivre, un peu, son fantôme - quel blagueur ! - par des commentaires ici et là, en son nom. N'ayant ni son talent, ni sa perfidie, vous devinerez très vite qu'il ne s'agit plus de lui mais seulement de moi - un ami de Pierre - fidèle, un peu plus seul, mais convaincu qu'il a pris la bonne décision.
Il est inutile de prier pour lui, je l'ai déjà fait.
"Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit."
Jean P. (son ami)
PS : Avant son acte fatal, Pierre m'a demandé de préciser à un certain Didier (que je ne connais pas) que "le lecteur de brigade mondaine, lui, se porte bien". Il a ajouté - cette phrase me reste incompréhensible - "tu comprends Jean, le Vieux [la majuscule est de lui], est quand même fragile des haltères".
???
RépondreSupprimerJe me joins à Corto...
RépondreSupprimerUn avis de cessation de blog, je suppose.
RépondreSupprimerSi tel est le cas (nous verrons), permettez-moi de vous dire que la forme est un peu grand-guignolesque (cette auto-hagiographie en guise d'homélie d'obsèques fictives est d'un ridicule et d'une prétention achevées !) mais que le fond m'attriste : vous étiez l'un des seuls de la réacosphère avec qui la discussion était parfois possible.
Je suppose que vous allez mettre cette retraite à profit pour travailler la différence infinitif/participe, je vous comprends.
RépondreSupprimerA cause de vous je vais peut-être devoir me mettre à l'agrégateur de flux. Pfff. (Je ne mets jamais de "à" majuscule, car je trouve cela typographiquement laid). Vous me manquerez moins que votre blogroll, mais un peu quand même.
D'un point de vue typographique, votre blog a (avait ?) un charme vieillot assez agréable.
Enfin...tout de bon, comme on dit chez moi.
Pierre Robes-Roule reviens, ils sont devenus fous !
RépondreSupprimerQuoiiii ?
RépondreSupprimerJe voudrais bien croire que ce n'est pas vrai !
Ceux qui pensent qu'il s'agit d'un subterfuge pour fermer le blog me révulsent.
Comment quelqu'un peut-il avoir cette idée ?
Mais bon, je suis une naïve...
RIP PRR.
Nous ne vous oublierons pas.
J'espère que la dernière phrase est un code qui indique à Didier que seul le blogueur a pris sa retraite mais que l'homme existe toujours.
RépondreSupprimerMais arrêtez vos conneries, les gens : évidemment qu'on va l'oublier dans la seconde ! Comme tout blogueur qui ferme sa guinguette…
RépondreSupprimerAlors on nous agresse, on nous cambriole, on nous discrimine négativement, on nous tue, on nous ponctionne, on nous taxe, on nous dénie la justice, on nous chie dessus.
RépondreSupprimerSi en plus, il faut qu'on se suicide !
J'en connais à qui ça ferait trop plaisir, un départ à la Cathares...
http://shumulewashere.blogspot.com/
RépondreSupprimerJe ne partageais pas tous ses points de vue mais il m'a cependant souvent intéressée, parfois amusée, aussi guidée vers de belles lectures.
RépondreSupprimerMerci Max, où que vous vous reposiez . J'aimerais que vous soyez un phénix.
Marlène